Le code pénal (article 625-8) réprime le délit de racolage qui est défini comme :
" Le fait, par tout moyen, de procéder publiquement au racolage d'autrui en vue de l'inciter à des relations sexuelles ".
C'est à ce titre principal que les prostituées sont poursuivies
et se voient infligées des amendes ; c'est, assez bizarrement, ce qui peut être également reproché aux motos taxis qui sollicitent leur clients éventueles dans les gares et les
aéroports.
En revanche, en particulier dans la capitale, tout un chacun a
pu constaté, l'attitude racoleuse, parfois agressive, des jeunes employés par des institutions caritatives et/ou humanitaires. En groupes de 2 ou 3, bras écartés, ils interdisent au chaland
sélectionné de poursuivre son chemin et, une fois accroché, lui assène l'argumentaire qu'ils sont chargés de véhiculer.
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Vendredi 8 août 2008
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17:36
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Ca y est ! C'est reparti... Il y avait longtemps qu'un tel complot n'avait pas été mis au jour : tout est fait pour que l'équipe de France de
football ne gagne pas le championnat d'Europe des Nations, comme c'était pourtant prévu... et annoncé.
D'abord la température : 23 degrés un 9 juin ! Qui aurait pu l'imaginer ? Et puis cette canicule n'affectait pas les joueurs roumains qui, eux, n'avaient pas eu la bonne idée de s'entraîner
préalablement à 2 000 mètres d'altitude.
Le terrain ensuite : l'herbe ne correspondait pas idéalement à ce que les Français aurait souhaité.
Et puis les joueurs roumains ! Quelle duplicité ! Quelle rouerie ! Au lieu de pratiquer un style de jeu qui mette en valeur au mieux les qualités de leurs adversaires, ne voilà-t-il pas qu'ils font
tout pour que les Français ne marquent pas de buts... Impensable !
Fort heureusement, Thierry Roland, de retour au micro sur M6, était là pour dénoncer la conspiration, fortement aidé par Franck Leboeuf, qu'on peut d'ores et déjà considérer comme un héritier.
Rafraîchissant...
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Mardi 10 juin 2008
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Interviewé sur RTL le 5 juin 2008, Nicolas Hulot a tenu des propos encore plus décoiffants qu'à l'accoutumée. Interrogé sur les raisons de sa
rencontre avec Olivier Besancenot, il a affirmé sans rire que : "Le capitalisme secrète la rareté".
Il n'est pas besoin d'être agrégé d'économie pour savoir qu'au contraire la force - irrésistible et sans concurrence jusqu'à aujourd'hui - du capitalisme c'est bien de gérer la rareté, de
"maximiser" l'utilisation des facteurs de production, comme disent les économistes.
Ce que veux dire Nicolas Hulot, c'est que le fonctionnement de l'économie capitaliste suscite une croissance si forte qu'elle en vient à épuiser les ressources naturelles. Dire que le capitalisme
n'a pas pris en compte l'épuisement des ressources naturelles est une chose, dire qu'il "secrète la rareté" en est une autre.
Dans le premier cas, c'est professer que le fonctionnement de l'économie doit prendre en compte le rythme de renouvellement des ressources naturelles, ce qui - soit en dit en passant - constitue
une source immense de croissance. Plantations, préservation de la nature, maîtrise des éléments naturels, des conséquences du réchauffement climatique, ne peuvent que susciter une activité intense
génératrice d'emplois et de redistribution de revenus.
Dans le second cas, affirmer que le capitalisme "secrète la rareté" c'est endosser les habits - élimés - de la non croissance ou de la décroissance, professée dans les années 1960 par
le Club de Rome sur la base d'un rapport du Massachussets Institute of Technology (MIT). C'est nous dire qu'il faut cesser de consommer, retourner à un état du passé jugé idéal par rapport
aux dérives actuelles, que le réchauffement climatique est exclusivement dû à l'activité humaine (ce qui reste toujours à prouver).
Le lien avec Olivier Besancenot est donc logique : les théories de la décroissance sont nées dans les milieux d'extrême gauche, à l'origine aussi du retour à la terre constaté dans les années
1970 - tout particulièrement en France. Eleveurs de brebis, adeptes de la vie en communauté de la périphérie grenobloise, luttes paysannes du Larzac, c'est là le terreau qui a vu naître
politiquement José Bové, leader de l'agriculture rupestre et de la lutte contre les capitalistes de la semence... la boucle est bouclée.
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Vendredi 6 juin 2008
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09:55
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L'annulation par le Tribunal de grande instance de Lille d'un mariage provient, nous dit-on, d'un article du code civil exigeant que les
"qualités essentielles" du mariage soit respectées. Sauf à nous prendre pour des imbéciles, tout le monde avait bien compris que le problème venait bien que la virginité était considérée comme une
"qualité essentielle" du mariage.
L'argument de Rachida Dati, ministre de la Justice, soutenant que c'était là une échappatoire offerte aux jeunes filles concernées par des mariages arrangés ne tient pas. Non seulement ce
serait leur faire porter là une pression terrible avant le mariage : dans les communautés concernées, le poids familial est extrêmement fort en la matière. Surtout, accepter cette
condition excessive ouvrirait la porte à d'autres "qualités essentielles" tout aussi incongrues eu égard à notre droit et à nos valeurs.
Ainsi la répudiation pour stérilité pourrait faire son entrée dans les rapports hommes/femmes dans notre pays ; le port ou l'interdiction du port de certains vêtements ; le maquillage ;
les épaules et les bras dénudés... les exemples sont abondants.
En retour, pourquoi ne pas imaginer des contrats pré-mariages qui, en échange des conditions sus-mentionnées, prévoieraient au bénéfice de la femme un engagement de taille de zizi par le futur
marié, avec annulation du mariage en cas d'erreur au-delà d'un certain pourcentage : une sorte de "loi-Carrez" de l'équipement anatomique en quelque sorte.
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Lundi 2 juin 2008
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19:19
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A la suite de la remise du rapport de la commission de concertation sur les missions de l'hôpital, présidée par Gérard
Larcher (http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=view&lang=fr&cat_id=8&press_id=1276), le président de la
République a repris les propositions qui sont contenus dans ce dernier et lancé ainsi la énième réforme de l'hôpital.
Après la tarification l'activité, la nouvelle gouvernance articulée autour des pôles d'activité et la création d'une nouvelle instance - le conseil exécutif -, le nouveau régime budgétaire
(l'EPRD, état des prévisions de recettes et de dépense), voilà que l'hôpital public doit affronter un nouveau train de réforme.
Le problème du rapport Larcher est qu'il ne traite pas non plus le handicap principal des hôpitaux publics - le volume incompressible de leurs dépenses - pour focaliser une nouvelle fois sur
la question de la gouvernance, largement surestimée.
S'il suffisait de placer d'autres catégories de personnels à la tête des hôpitaux pour résoudre leur problème, ce serait une merveilleuse nouvelle et les réformes en cours auraient toute chance
d'aboutir. Malheureusement la réalité est toute autre : quelle que soit la composition des équipes dirigeantes des hôpitaux, ils devront affronter la même question centrale : comment contenir les
dépenses, ou mieux les affecter, quand 70 % d'entres elles sont constituées de frais de personnels ? Et que ses frais de personnels relèvent dans leur immense majorité de la rémunération de
fonctionnaires hospitaliers bénéficiant d'un emploi à vie ?
Tous les efforts de productivité consentis par les établissements de santé se heurteront à cette réalité :
les personnels économisés dans telle ou telle activité de l'hôpital continueront d'être payé par lui.
Remplacer le conseil d'administration par un conseil de surveillance et le conseil exécutif par un directoire risque de n'avoir qu'un effet cosmétique. Quant au directeur, la question n'est pas
de savoir si on le déclare "patron" de son établissement mais bien de lui en donner les moyens. Pour l'heure, il ne nommera toujours par les médecins permanents travaillant dans son
établissement, autrement dit les "producteurs" de soins.
On trouvera cette approche détaillée dans un article rédigé par Robert Holcman, et publié dans le numéro 146 (septembre-octobre 2007, pages 148-156) de la revue Le Débat, sous le
titre : "L'hôpital public en péril".
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Samedi 19 avril 2008
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15:31
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