Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /Août /2008 20:18

Sans esprit partisan, il convient de saluer le génie politique quand on le voit s'appliquer. Le choix par John McCaine de son vice président est un coup de maître : une femme, conservatrice, mariée à un Inuite, mère d'enfants métis... Alors que Barack Obama a fait un choix défensif en sollicitant Joe Biden, pour palier son inexpérience en politique internationale, McCain fait un choix offensif qui prive Obama de la plupart des arguments qu'il aurait pu utiliser.

Mère de métis, Sarah Palin, ne pourra pas s'en faire remontrer en termes de diversité, pour reprendre un terme français, et McCain coupe l'herbe sous le pied de son rival en matière d'ouverture "raciale". En choisissant une femme, le candidat républicain tend la main à toutes celles et tous ceux des démocrates qui auraient bien voulu voir une présidence démocrate féminine, en la personne d'Hilary Clinton.

Mais là où il y a génie, c'est que dans le même temps, tout en donnant des gages à la gauche du spectre politique américain, en rendant sa candidature jouable pour beaucoup de démocrates, il choisit une personnalité très marquée à droite, notamment sur la question des armes à feu et celle de l'avortement, contrebalançant ainsi son image trop centriste pour une partie de l'électorat républicain.

Par Robert H.
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Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /Août /2008 17:18

La concomittance de deux événements dramatiques vient mettre en lumière une nouvelle fois l'ambiguité dans le traitements médiatiques des faits divers.

Une tornade ponctuelle et particulièrement dévastratrice a jeté à bas de nombreuses maisons dans village d'Haumont (Nord) et alentour. Quasiment au même moment, un bébé a été tué dans les bras de sa mère, frappé par un caillou jeté du haut de la falaise de Bonifacio par deux adolescents.

Dans un cas, perte de matériel ; dans l'autre, perte d'un nouveau né dans les propres bras de sa mère. On aurait pu imaginer que l'accent aurait été mis sur le désespoir de la mère et du père de l'enfant... Et bien non. Les journaux télévisés se sont délectés des pleurs, du désarroi, de la détresse des gens ayant perdu qui leur maison, qui leur voiture, qui leur équipement ménager.

Quant aux parents de l'enfant tué en Corse, nulle nouvelle, pas d'envoyés spéciaux filmés "en direct" devant la maison du couple martyrisé, pas d'enquête de voisinage, chez le boucher, le boulanger, comme à l'accoutumée dans ce genre de circonstances...

Pourquoi ? Il faudrait poser la question aux responsables de rédaction. C'est d'autant plus surprenant qu'en la matière il a été impossible de distinguer le service public des chaînes commerciales de télévision. Il est peut-être stupide, comme le disait le président de France télévision, d'affirmer qu'il y avait peu de différences entre service public et chaînes commerciales ; c'était pourtant le cas cette fois... à la seconde près.

Par Robert H.
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Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /Août /2008 17:36
Le code pénal (article 625-8) réprime le délit de racolage qui est défini comme : " Le fait, par tout moyen, de procéder publiquement au racolage d'autrui en vue de l'inciter à des relations sexuelles ".

C'est à ce titre principal que les prostituées sont poursuivies et se voient infligées des amendes ; c'est, assez bizarrement, ce qui peut être également reproché aux motos taxis qui sollicitent leur clients éventueles dans les gares et les aéroports.

En revanche, en particulier dans la capitale, tout un chacun a pu constaté, l'attitude racoleuse, parfois agressive, des jeunes employés par des institutions caritatives et/ou humanitaires. En groupes de 2 ou 3, bras écartés, ils interdisent au chaland sélectionné de poursuivre son chemin et, une fois accroché, lui assène l'argumentaire qu'ils sont chargés de véhiculer.
Par Robert H.
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 08:43
Ca y est ! C'est reparti... Il y avait longtemps qu'un tel complot n'avait pas été mis au jour : tout est fait pour que l'équipe de France de football ne gagne pas le championnat d'Europe des Nations, comme c'était pourtant prévu... et annoncé.

D'abord la température : 23 degrés un 9 juin ! Qui aurait pu l'imaginer ? Et puis cette canicule n'affectait pas les joueurs roumains qui, eux, n'avaient pas eu la bonne idée de s'entraîner préalablement à 2 000 mètres d'altitude.

Le terrain ensuite : l'herbe ne correspondait pas idéalement à ce que les Français aurait souhaité.

Et puis les joueurs roumains ! Quelle duplicité ! Quelle rouerie ! Au lieu de pratiquer un style de jeu qui mette en valeur au mieux les qualités de leurs adversaires, ne voilà-t-il pas qu'ils font tout pour que les Français ne marquent pas de buts... Impensable !

Fort heureusement, Thierry Roland, de retour au micro sur M6, était là pour dénoncer la conspiration, fortement aidé par Franck Leboeuf, qu'on peut d'ores et déjà considérer comme un héritier. Rafraîchissant...
Par Robert H.
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /Juin /2008 09:55
Interviewé sur RTL le 5 juin 2008, Nicolas Hulot a tenu des propos encore plus décoiffants qu'à l'accoutumée. Interrogé sur les raisons de sa rencontre avec Olivier Besancenot, il a affirmé sans rire que : "Le capitalisme secrète la rareté".

Il n'est pas besoin d'être agrégé d'économie pour savoir qu'au contraire la force - irrésistible et sans concurrence jusqu'à aujourd'hui - du capitalisme c'est bien de gérer la rareté, de "maximiser" l'utilisation des facteurs de production, comme disent les économistes.

Ce que veux dire Nicolas Hulot, c'est que le fonctionnement de l'économie capitaliste suscite une croissance si forte qu'elle en vient à épuiser les ressources naturelles. Dire que le capitalisme n'a pas pris en compte l'épuisement des ressources naturelles est une chose, dire qu'il "secrète la rareté" en est une autre.

Dans le premier cas, c'est professer que le fonctionnement de l'économie doit prendre en compte le rythme de renouvellement des ressources naturelles, ce qui - soit en dit en passant - constitue une source immense de croissance. Plantations, préservation de la nature, maîtrise des éléments naturels, des conséquences du réchauffement climatique, ne peuvent que susciter une activité intense génératrice d'emplois et de redistribution de revenus.

Dans le second cas, affirmer que le capitalisme "secrète la rareté" c'est endosser les habits - élimés - de la non croissance ou de la décroissance, professée dans les années 1960 par le Club de Rome sur la base d'un rapport du Massachussets Institute of Technology (MIT). C'est nous dire qu'il faut cesser de consommer, retourner à un état du passé jugé idéal par rapport aux dérives actuelles, que le réchauffement climatique est exclusivement dû à l'activité humaine (ce qui reste toujours à prouver).

Le lien avec Olivier Besancenot est donc logique : les théories de la décroissance sont nées dans les milieux d'extrême gauche, à l'origine aussi du retour à la terre constaté dans les années 1970 - tout particulièrement en France. Eleveurs de brebis, adeptes de la vie en communauté de la périphérie grenobloise, luttes paysannes du Larzac, c'est là le terreau qui a vu naître politiquement José Bové, leader de l'agriculture rupestre et de la lutte contre les capitalistes de la semence... la boucle est bouclée.
Par Robert H.
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