Contrairement à ce qu'on pourrait communément supposer, le nombre élevé d'hôpitaux en France est préjudiciable à la qualité des soins : c'est en diminuant leur nombre que les Français seront mieux soignés.

Dans notre pays, tous secteurs (public, privé lucratif et privé non lucratif) et toutes activités confondus, on compte 4,8 établissements pour 100 000 habitants, contre 4,2 en Allemagne, 2,3 au Royaume-Uni et 2,2 en Italie. 54 % des hôpitaux français sont équipés de moins de 200 lits ; 77 % ont moins de 400 lits ; 16 disposent de 400 à 800 lits ; 7 % sont dotés de plus de 800 lits.

La dispersion des personnels de soins entre un nombre élevé de structures de santé provoque des carences de personnels en dépit d'effectifs très importants. La France compte en effet 1,2 million d'emplois dans ses hôpitaux, soit autant qu'en Allemagne, alors que ce dernier pays a 20 millions d'habitants et 250 000 lits hospitaliers en plus.

Pourtant, l'effectif moyen des personnels de soins aigus par lit est de 1,64 personne en France, contre 2,03 en Allemagne, 3,07 en Italie, 3,57 en Espagne et 6,5 au Royaume-Uni. La situation est tout aussi préoccupante s'agissant des personnels infirmiers : l'effectif moyen en France est de 0,56 personnel par lit, contre : 0,75 en Allemagne ; 1,36 en Italie ; 1,68 en Espagne ; 1,8 au Royaume-Uni.

C'est en partie en raison du nombre élevé d'emplois hospitaliers, lui-même rendu nécessaire par la multiplication des structures de soins sur le territoire national, que la France consacre davantage de moyens aux dépenses de soins en milieu hospitalier : 6 % de son PIB, contre 3,8 % en Allemagne et 3,4 % en Italie.

Pour plus de développements sur ce sujet, un livre fait le point sur cette question : La fin de l'hôpital public ? (disponible sur
http://www.espaceinfirmier.com/librairie/?page=recherchesite&ul=www.espaceinfirmier.com%2Flibrairie%2F&keywords=&titre_avances=la+fin+de+l%27h%C3%B4pital+public&auteur_avances=&isbn_avances=&annee_avances=&rechTheme=0&wf=01FF&su=h4&s=sRP&q=la+fin+de+l%27h%C3%B4pital+public), qui vient d'être publié aux éditions Lamarre.

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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /2007 18:16
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Outre avoir déçu Nicolas Sarkozy (avec l'équipe de France de rugby en finale de la coupe du monde, la réforme des régimes spéciaux passait comme une lettre à la poste), Bernard Laporte suscite un profond désappointement dès le premier jour de sa prise effective de fonctions : il ne mâche plus de chewing-gum.

Pendant les matchs disputés par l'équipe de France, les gros plans télévisés sur son visage figé, ses yeux ronds exorbités, et sa bouche animés d'une houle furibarde, comme mastiquant cinq ou six malabars simultanément, provoquaient sans coup férir une joie sans pareille. Tous les téléspectateurs rassérénés se disaient que dans leurs moments de pire distraction et d'oubli d'eux-mêmes, ils ne pourraient jamais rivaliser en ridicule avec le patron de l'équipe de France de rugby.

Secrètement, on espérait donc l'image exceptionnelle d'une sortie du conseil des ministres, ou bien l'enregistrement vidéo d'une photographie posée, où la mastication démentielle de Bernard Laporte contrasterait victorieusement avec les visages statufiés du reste du gouvernement et du président de la République.

Dommage...


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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /2007 10:34
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Au détour d'un reportage télévisé consacré à la préparation du "Grenelle de l'environnement", on a pu ces jours-ci recueillir la dernière enclyclique de Nicolas Hulot. A cette occasion, le téléspectateur stupéfait a découvert que ce dernier se déplaçait un casque de moto à la main !

Effarement ! Comment ? Celui-là même qui tente de nous convaincre du caractère irrémédiable de la transformation de nos modes de vie, celui qui a lancé le défi pour la terre, qui recommande à chacun de nous de faire un geste pour la planète, qui recommande de ne plus prendre l'avion pour se déplacer, cet homme-là, oui, le même, circulerait en moto...

On veut espérer que c'est un malentendu, qu'il transportait juste le casque d'un ami, ou bien que c'est un homme inquiet qui préfére se prémunir contre tout risque lors de ses déplacements en : bicyclette ; roller ; skate-board ; vélib ; trotinette...

Ce serait tout de même un beau défi pour un journaliste que de poser la question à l'icône nationale de l'écologie.

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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /2007 18:35
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Bertrand Cantat, à la moitié de sa peine de prison, vient de bénéficier d'une mesure de libération conditionnelle. Cette disposition est conforme aux textes régissant la privation de liberté, et l'on ne voit pas pourquoi il n'en aurait pas profité.

Au bout du compte, il n'en reste pas moins qu'une peine de 4 ans de prison pour avoir tué une femme ne semble pas chère payée, notamment en comparaison de certaines peines infligées pour des délits qui n'ont pas entraîné la mort d'un être humain.Par delà cette réflexion, qui n'est pas propre à l'affaire Cantat/Trintignant, la libération de Bertrand Cantat trouble, et les commentaires qui en sont parfois faits dépassent l'obscénité.

La libération de Cantat trouble parce que la mort de Nadine Trintignant ne résulte pas d'un coup malheureux qui aurait provoqué une mort instantanée, mais suit une longue agonie d'une nuit entière durant laquelle l'ex-chanteur de Noir-Désir a passé plusieurs coups de fil et a tenté de se forger des circontances atténuantes, par exemple en buvant beaucoup. Sa personnalité, de plus, suscite la controverse : voilà un homme qui a donné des leçons à la terre entière, s'est étalé en jugements portés sur les comportements individuels et collectifs de ses contemporains, a critiqué, interpellé, invectivé... pour au bout du compte cogner et tuer la femme qu'il fréquentait. Derniers coups d'une longue liste.

Plus insupportable encore, la thèse esquissée au moment des faits consistant à dire que la justice ordinaire des hommes ne peut comprendre ni juger des actes de ces êtres extraordinaires touchés par la grâce de la création... les artistes de variété. Aujourd'hui encore, les images télévisées nous montrent un archange déchu, blessé, comme si la victime la plus affligée au fond était bien Bertrand Cantat. Victime de son art, victime de son talent, victime d'une société de médiocres incapables de se porter au niveau de conscience d'un tel génie, une sorte de Jim Morrison contemporain qui au lieu de se suicider, aurait suicidé autrui, ce qui - bien évidemment - n'ôterait rien à la poésie et au romantisme de l'acte... Certains même se sont demandés s'il n'était pas cruel de lui interdire d'évoquer son affaire en chansons, en livres ou en interviews, tant la créativité d'un artiste se nourrit de ses difficultés existentielles !

Oui - faut-il le rappeller ? -, si Bertrand Cantat a des difficultés existentielles c'est parce qu'il est encore vivant ; Nadine Trintignant n'en a plus, parce qu'elle est morte, et c'est Bertrand Cantat qui l'a tuée.


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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 12:31
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Comme un peu d'irrévérence ne nuit jamais à la vitalité démocratique, le moment est peut-être venu de se rémémorer le refrain d'une des chansons de Simon & Garfunkel, intitulée... Cecilia.

"Cecilia, you're breaking my heart
You're shaking my confidence daily
Oh, Cecilia, I'm down on my knees
I'm begging you please to come home
"

Peut-être aussi une façon de dire que la souffrance de ce genre de passage dans l'existence affecte tout un chacun, riche ou pauvre, faible ou puissant.

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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 19:03
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