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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 11:30

L'équipe de football de Lyon vient de se faire éliminer de la ligue des champions au niveau des 1/8èmes de finale. Les trois années précédentes, son élimination s'était produite un tour plus tard. La conclusion, qui apparaît quand on regarde cette équipe jouer, est que la présence de l'OL dans la compétition s'arrête quand son maximum de niveau de jeu est atteint.

L'Olympique lyonnais est une équipe superbe, avec un fond de jeu impressionnant, mais elle ne dispose pas d'avant-centre performant. On dirait que le syndrôme "Aimée Jacquet" est encore à l'oeuvre, un système de jeu fondé sur la conservation du ballon et le soin de marquer des buts laissé à l'appréciation de tout un chacun dans l'équipe. Or le sélectionneur de l'équipe de France victorieuse de la coupe du monde 1998 l'a dit et répété : s'il avait eu des attaquants meilleurs que ceux dont il disposait à l'époque (il ne l'a pas dit comme ça mais c'est de cela qu'il s'agit), il aurait mis en place un système de jeu différent.

L'exemple de Monaco est là pour le prouver, un attaquant de classe mondiale change tout dans une équipe de football. Il y a deux ans, Monaco est arrivé en finale de la ligue des champions (perdue contre le FC Porto) avec une équipe moyenne mais un avant-centre exceptionnel : Fernando Morientes, prêté par le Real de Madrid submergé alors par ses stars du football, les "galactiques".

Voilà ce qui manque à l'Olympique lyonnais : un buteur de classe internationale. Le football professionnel n'est pas du scoutisme, l'OL a privilégié la cohérence et la stabilité de son groupe de joueurs mais au détriment de ses performances au plus haut niveau. Il va devoir prendre le risque de déstabiliser son groupe pour y faire venir un ou plusieurs joueurs capables de faire basculer un match de très haut niveau en quelques secondes. L'argument de la permanence du jeu ne tient pas. C'est à cette aune que David Trézeguet n'est jamais titulaire en équipe de France et c'est une façon étrange de concevoir le football, comparativement en tout cas à la façon dont il est pratiqué dans les plus grandes nations européennes de ce sport. Shevchenko, Pipo Inzagi, Trézeguet, Didier Drogba, sont des joueurs qui font peu de choses dans un match, sauf marquer des buts... l'essentiel en football quoi !

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Published by Robert H. - dans robert.holcman
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