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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 19:29

Le syndicat CFDT, généralement mieux inspiré, vient de déplorer l'installation de caisses automatiques dans les hypermarchés Auchan. L'argument invoqué porte sur les pertes d'emploi que provoquerait la généralisation d'une telle mesure.

Pourtant, le progrès technique conduirait ici à la disparition d'un des métiers les pires qui soient : désintérêt, maladies articulaires, stress, agressivité des clients, importance du temps passé sur le lieu de travail... rien ou presque ne vient égayer ou embellir cette activité professionnelle. Les caissières d'hypermarché sont certainement les véritables prolétaires de notre époque, les seules - ou les dernières - à subir encore une véritable exploitation. Pourquoi dès lors se récrier à la disparition programmée de ce travail ?

L'argument du chômage porte assez peu, le travail de caissière étant un emploi non qualifié : s'il n'est pas sûr que les personnes qui l'occupent puissent aisément retrouver un travail, il est en revanche certain que celles qui pourraient l'occuper auraient toute possibilité d'en occuper un autre, certainement moins dégradant que celui-là.

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Published by Robert H. - dans robert.holcman
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commentaires

Moiaussijeréponds 20/03/2007 09:28

1/ Mon premier argument concernant l'avantage que je pourrais en retirer ne concerne pas le progrès social.... C'est juste un coup de gueule contre une entreprise qui réduit mes "avantages clients" sans diminuer le montant de mon ticket de caisse.
2/ Le problème n'est pas le retrait des métiers pénibles !!! Vous savez parfaitement que vous détourner ma pensée !!! Evidemment que tout ce qui peut simplifier ou améliorer la vie des gens est bien venu ! Evidemment que supprimer les tâches les plus pénibles est un bel objectif.
Par contre concernant les caissières la question peut aussi être envisagée sous un autre angle : Est ce un progres social de supprimer la fonction  ? Je suis pas sur que la perte de contact direct ntre êtres humain favorise le progrès. Ne vaudrait il pas mieux, à la place, améliorer les conditions de travail, rendre cette tache plus plaisante et ainsi permettre de continuer que des gens se disent simplement "bonjour" ? La société demain devra t elle n'être que virtuelle ?
Par contre vous vous proposez de simplement supprimer la fonction, sous prétexte de sociabilité... Quant au conséquences humaines, vous écrivez : "s'il n'est pas sûr que les personnes qui l'occupent puissent aisément retrouver un travail..." ET VOUS EN FAITES QUOI ALORS DE CES PERSONNES ?????? Votre société demain c'est "marche ou crève" et le tout virtuel ???? Ben c'est pas mon rève !  

Depireenpire 14/03/2007 11:56

1/ Moi qui suis client quel avantage ai-je au caisses automatiques ? Il me semblerait logique si je me sers d\\\'une caisse automatique de bénéficier d\\\'un rabais puisque grace à moi la charge salariale de Auchan diminue ! => C\\\'est pas le cas ! Donc non seulement je dois faire moi même le travail mais j\\\'en tire aucun bénéfice !
2/ Quel bel argument : Je vous propose aussi de mettre sur le carreau tous les techniciens de surface, les cantonniers.... etc.... Oui faisons du social et supprimons tous les postes non qualifiés et pénibles ! Quant à ceux qui ont la malchance de ne pouvoir que choisir ces métiers, tant pis pour eux ! Marche ou crève ! Je suppose que c\\\'est votre traitement social du travail !!!!!!  Vous savez il y a quelques années certains pronaient aussi de rejeter les handicapés !!! C\\\'était "pour leur bien" !
Ca ressemble souvent à du fascisme teintés de populisme vos articles !!!!!
 

Robert H. 19/03/2007 18:03

C'est une drôle de conception du progrès social que vous avancez là, qui doit d'abord se fonder sur les avantages que vous en retirez, et secondairement sur le maintien en dépit de leur pénibilité. A ce compte là, la fin du travail des enfants, la disparition des métiers de machinistes sur locomotive à vapeur, ou le cardage sur les métiers à tisser, passeraient pour un recul du progrès social.
Et bien moi je persiste à penser que la disparition des activités les plus dures, les plus pénibles, les moins bien rémunérées, relève du progrès social - et c'est à ce titre que je m'étonne que la CFDT s'y oppose.

Depireenpire 14/03/2007 11:54

1/ Moi qui suis client quel avantage ai-je au caisses automatiques ? Il me semblerait logique si je me sers d'une caisse automatique de bénéficier d'un rabais puisque grace à moi la charge salariale de Auchan diminue ! => C'est pas le cas ! Donc non seulement je dois faire moi même le travail mais j'en tire aucun bénéfice !
2/ Quel bel argument : Je vous propose aussi de mettre sur le carreau tous les techniciens de surface, les cantonniers.... etc.... Oui faisons du social et supprimons tous les postes non qualifiés et pénibles ! Quant à ceux qui ont la malchance de ne pouvoir que choisir ces métiers, tant pis pour eux ! Marche ou crève ! Je suppose que c'est votre traitement social du travail !!!!!!  Vous savez il y a quelques années certains pronaient aussi de rejeter les handicapés !!! C'était "pour leur bien" !
Ca ressemble souvent à du fascisme teintés de populisme vos articles !!!!!
 

Pivoine 13/03/2007 20:54

Planquez vous planquez vous!!!!Ca tire au gros!! Une caissière pas sympa vous a énervé???(-; Elles en prennent pour leur grade, je vous suis dans le fait que leur métier est difficile, n'a rien dépanouissant, mais vous qui faites des articles si sociaux,je ne comprends pas votre point de vue sur ce coup là...il y a des femmes qui font ce métier pour Manger,subvenir a leur besoin et ceux de leur familles..Parfois l'urgence fait que l'épanouissement perso passe aprés ces besoins de base.Non?

Robert H. 19/03/2007 18:07

Bonjour,
Certes... mais ce sont aussi ce type d'arguments qui étaient (et qui sont encore malheureusement) invoqués pour justifier le travail des enfants, ou les pénibilités extrêmes. Il me semble que c'est le rôle de la puissance publique de promouvoir le progrès social, et si elle ne s'en charge pas, à nous de le lui rappeler. La préservation des métiers dépassés, pénibles, dégradants, ne maintient jamais le niveau de l'emploi ; cette posture conduit toujours et partout à différer les mutations sociales et à les rendre encore plus douloureuses.