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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 09:52

Le comportement de l'actuel président des Etats-Unis, Barack Obama, dans l'affaire du bombardement à l'arme chimique de quartiers de Damas laisse pantois.

 

Après avoir averti que l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit syrien était aux yeux des Etats-Unis une "ligne rouge" (c'est-à-dire une transgression qui appellerait une réaction militaire des Etats-Unis) à ne pas franchir, Obama a déjà tergiversé à plusieurs reprises lors de l'utilisation de telles armes, arguant qu'il était impossible de recueillir les preuves de leur emploi et quel camp aurait pu les employer.

 

Cette fois, confronté au caractère massif de l'emploi d'armes chimiques contre des populations civiles, il a dû - la mort dans l'âme - se rendre à l'évidence et reconnaître leur emploi, et l'auteur des tirs, à savoir le régime syrien.

 

Pourtant, il continue de tout faire pour éviter d'avoir à intervenir militairement. Pris entre sa menace et sa pusillanimité, il vient de faire savoir que préalablement à toute décision (qu'il n'a pas encore prise...), il souhaitait obtenir un vote d'approbation du Congrès américain dont - constitutionnellement - il n'a pas besoin. Secrètement, sans doute, il désire ardemment que ce dernier lui refus l'autorisation de frappes ciblées.

 

Le problème est que les Etats-Unis projettent ainsi une image de peur et de faiblesse dans le monde, alors même que la menace de l'emploi de leur force militaire garantit la paix dans de nombreux lieux de tensions sur la planète. Quelques exemples : les conflits territoriaux entre la Chine et le Japon, ce dernier pays acceptant de ne pas disposer d'une armée et de renoncer à l'arme nucléaire en échange du "parapluie" américain ; Taïwan, que la Chine n'a pas envahit jusqu'à présent parce qu'une telle tentative entraînerait une riposte militaire américaine ; la retenue de la Corée du sud vis-à-vis de provocations de la Corée du nord, là encore parce que la dissuasion américaine était censée prévenir tous débordement ; le blocage du détroit d'Ormuz, où transite maritimement une grande partie du pétrole consommé dans le monde, qu'aucun pays n'a osé mettre en oeuvre (notamment l'Iran) de crainte de subir de sévères représailles armées des Etats-Unis...

 

Et, surtout, dans le dossier iranien, la volonté de ce pays de posséder l'arme atomique se heurte au refus catégorique non seulement d'Israël mais de tous les grands pays sunnites : Arabie saoudite, émirats, Egypte, Jordanie... Le gouvernement a même - l'identité d'expression est même glaçante - tracé une "ligne rouge" en ce qui concerne les progrès iraniens dans l'enrichissement de l'uranium : passé cette limite, Israël interviendrait militairement contre l'Iran. Seule, jusqu'à présent, l'assurance du président Obama que les Etats-Unis n'autoriserait pas l'Iran à se doter de l'arme nucléaire a concomitamment différé l'intervention d'Israël et conduit au ralentissement de l'enrichissement de l'uranium par l'Iran.

 

Maintenant que le président Obama a fait la démonstration de son irrésolution, de son incapacité à prendre une décision difficile, quel va être le sort de tous ces dossiers chauds de la planète ? Et, s'agissant du plus grave d'entre eux, le dossier nucléaire iranien, le dirigeants de l'Iran vont-ils prendre au sérieux quelque menace d'Obama ; de même, quel crédit Israël et les pays arabes sunnites menacés par l'aspiration hégémonique de l'Iran vont-ils accorder aux promesses/menaces de ce président américain affaibli, dépassé, comme jamais dans l'histoire récente ?

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Published by Robert H.
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