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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 08:50

Sylvain Cypel est journaliste au quodidien Le Monde depuis quelques années maintenant, où il tient le rôle disputé de Grand Inquisiteur et de démonisateur en chef d'Israël. Pas un écart, pas une turpitude qui ne lui échappe. L'affaire Finkielkraut, qui s'était imprudemment gaussé du pourcentage élevé de  joueurs noirs dans l'équipe de France ? C'était lui. Les conséquences de la guerre au Liban cet été ? Encore lui ! La présentation de la guerre des six-jours dans le supplément du week end, où il nous apprend qu'Israël n'était pas menacé dans son existence en 1967 ? Toujours lui...

Cypel n'est pas correspondant du journal en Israël, ce qui le contraindrait inutilement à donner quelques informations objectives, et il n'en a aucunement besoin. Car, et cela explique tout, Sylvain Cypel connaît très bien le pays maudit (Le Monde nous précise même qu'il parle couramment l'hébreu), et pour cause : adolescent, il fut membre de mouvements de jeunesse sionistes, accomplit son alya (immigration) vers la terre promise, fut un haver (un camarade)...

Et de tout cela, il doit se croire désormais tenu d'expier, comme d'erreurs de jeunesse, d'un engagement délétère dont il conviendrait de se laver, de s'absoudre, de se flageller à longueur de colonne... Sylvain Cypel ou la haine de soi... Comme le disait Léon Poliakov à propos de l'antisémitisme : "L'origine de la haine, c'est la haine de l'origine", les Juifs sont haïs parce que ceux qui les haïssent souffrent de la filiation religieuse qui les mène au judaïsme, de là où en réalité ils sont issus. La haine de Cypel pour Israël, n'est tout bonnement que la haine qu'il porte à sa propre origine, la détestation d'un part indélébile de lui-même.

Cette haine de soi est terriblement judéo-chrétienne, si occidentale : qui a jamais lu, entendu, vu, un journaliste ou un commentateur d'origine musulmane et/ou arabe soutenir Israël ? Fustiger les errements des société arabes ? S'indigner du sort qui y est fait aux femmes ?

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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 13:52

On avait cru l'été désespérant en termes d'offre d'informations, la rentrée est encore pire ! Le pompon semble avoir été décroché par la nouvelle tranche matinale d'informations sur RTL. Patrick Cohen, qui avait à ce point réussi à introduire de l'empathie dans un fond de bonne qualité que la concurrence (lire Europe 1) s'était alignée, a été remplacé par Christophe Hondelatte et une ligne éditoriale d'une pauvreté désolante.

Hier, mardi 29 août 2006, n'a-t-on pas appris qu'on pouvait provoquer l'apparition de geysers dans des bouteilles de Coca-cola (merci pour eux !) rien qu'en y introduisant un bonbon Menthos (merci pour eux également !). L'annonce du journaliste, zébrée d'émotion face une telle nouvelle, a même été suivi d'un reportage d'une envoyée spéciale...

Ce matin, mercredi 30 août 2006, sur France-Inter, François Bayrou révèle que Nicolas Sarkozy est inféodé aux puissances de l'argent qui possèdent de grands médias. Le journaliste veut savoir (nous aussi !!!) lesquelles, il propose : "Dassault et le Figaro ; Lagardère et Europe 1; Bouygues et TF1", Bayrou approuve... On attends la suite, l'analyse, le scoop, l'explosion - enfin ! - la vérité... et rien, juste un coin de voile entraperçu sur les liens entre médias et intérêts économiques et on passe à autre chose... Dommage...

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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 17:32

A l'heure où les médias nous apprennent tout ou presque des rapports entre l'armée, l'état-major et les politiques en Israël, le rôle supposé prépondérant de l'armée dans toutes décisions (le soupçon et les accusations de junte ne sont jamais loin), on en apprend une belle sur l'armée française.

Le Monde du 22 août 2006 nous apprend que l'armée n'a pas envie d'envoyer de renforts à la FINUL renforcée : "Pas de mandat clair pas de casques bleus français" aboit la Grande Muette. Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, a rapporté la position de l'armée au président Chirac.

Il faut se pincer plusieurs fois pour être sûr qu'on ne rêve pas. L'état-major français - via le ministre de la Défense (réduit en l'espèce au rôle de petit télégraphiste de l'armée) - fait savoir au président de la République qu'il n'a pas envie d'envoyer des troupes au Liban... PAS ENVIE d'envoyer des troupes au Liban !

On croyait que l'armée était là pour obéir au pouvoir politique démocratiquement élu... et bien non ce n'est pas tout à fait le cas en France. Que dirait-on si des commissaires de police ou des officiers en tenue faisaient savoir qu'ils n'avaient pas trop envie d'intervenir en banlieue ou d'arrêter tel ou tel malfaiteur ? La fête à Sarko dit donc !

A la fin de l'article, la journaliste nous apprend que Jacques Chirac doit ménager les militaires et montrer qu'il entend leur grogne. C'est tout bonnement le droit de mouvement social qui est accordé aux gradés français. Plus sérieusement, on serait en droit de s'interroger sur la nécessité d'entretenir une armée aussi coûteuse si c'est pour ne pas l'engager par crainte de sa grogne : ça fait un peu cher le défilé annuel du 14 juillet.

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19 août 2006 6 19 /08 /août /2006 18:36

Enfin on le reconnait ! Cela faisait des années que le bruit - si l'on ose dire - circulait, une rumeur jamais éteinte en dépit des efforts de lobbies et d'officines troubles : les prouts de vache accroissent le réchauffement climatique. Le Monde du 20-21 août 2006 nous apprend que des scientifiques australiens et néo-zélandais ont lancé une étude coûteuse destinée à réduire les pets des vaches.

Des scientifiques avaient en effet constaté une corrélation entre la production lactée bovine et l'émission de méthane, gaz à effet de serre - en d'autres termes que plus les vaches font de lait plus elles pètent. Ils veulent mettre au point une nouvelle race de vache qui produirait autant de lait mais moins de prouts.

L'idée est louable mais limitée. Il faut en effet étendre la réflexion à toutes les autres sources de méthane. Qui a jamais tenté d'évaluer les ravages climatiques du cassoulet, du chou, des flageolets, des gros totos ? On demande aux Français des efforts pour la planète, fort bien !  Mais au lieu de leur demander de ne pas laisser coulet l'eau, on pourrait plutôt tenter de les convaincre de fermer le gaz.

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13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 12:04

La puissance politique considérable des médias peut se percevoir depuis un mois, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah. Jusqu'alors, le parti pris des organes français d'information (l'angle, selon leur jargon) était celui d'une victimisation des adversaires d'Israël, et d'une condamnation implicite ou explicite de ce dernier.

Mais entre-temps, un sondage conduit au niveau européen a révélé que l'opinion européenne considérait Israël comme le premier danger pour la paix mondiale ; les actes antisémites ont explosé ; Ilan Halimi a été torturé à mort. Les médias français se sont rendus compte que leur traitement de la guerre au sud Liban pouvait conduire à des débordements sans précédents. Dès lors, ils se sont appliqués à donner un compte rendu quoditiden de ce qui se passait des deux cotés. On s'est donc rendu compte pour la première fois que les Israéliens saignent, qu'ils pleurent, qu'il ont peur, qu'ils sont aussi constitués de femmes, d'enfants et de vieillards. Le résultat est qu'aucun incident lié de près ou de loin à ce conflit  - rapporté en tout cas - n'est venu troublé l'été paisible 2006 en France.

On ne peux que se féliciter de ce traitement plutôt équilibré. En revanche, on doit s'inquiéter de la puissance des médias, de leur pouvoir incommensurble sur les esprits, de leur capacité à mettre l'accent sur tel ou tel événement, d'en accentuer une dimension plutôt qu'une autre.

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13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 11:59

Avec l'an 2000, c'était l'autre chiffre magique : le litre d'essence à 10 francs. On en parlait sans trop y croire, comme pour conjurer l'oracle. Et pourtant, ça y est ! Le litre de sans plomb 98 est à 10 francs. Mais chiffré en euros, ça passe mieux : 1,5 €, c'est quand même plus convenable.

C'est à cette aune que l'on juge du pouvoir de manipulation des médias, et de leur contrôle par de grands groupes qui, comme annonceurs ou actionnaires, n'ont aucun intérêt à alerter les Français sur le sujet.

On s'est beaucoup plaint - à juste titre - de la censure politique sur les médias. Il n'est pas certain que la censure économiques soit plus enviable : la première finissait pas se percevoir et se dénonçait ; la seconde est plus tendancieuse... et donc plus redoutable.

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27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 13:46

On peut gloser à l'infini sur les choix du sélectionneur de l'équipe de France de football (j'y ai contribué !), reste la question fondamentale, celle de sa légitimité à recommander et imposer des orientations à ses joueurs. Domenech a été un bon footballeur, mais ce qui le sépare irréductiblement de la plupart de ses joueurs, c'est qu'il n'a pas été champion du monde ni champion d'Europe - en équipe nationale et en club - contrairement à eux.

Les plus anciens des joueurs de l'équipe de France de football (la majorité d'entre eux, donc) ont remporté tous les titres qu'un joueur de football peut conquérir ; ils jouent ou ont joué dans les plus grands clubs du monde. Par delà la personnalité de Raymond Domenech, et de celle de tout entraîneur ayant son profil, c'est son déficit de légitimité qui obère l'exercice de sa fonction.

Seul un entraîneur aussi titré que les joueurs pourraient les contraindre au changement fondamental qui ferait de l'équipe de France un groupe au jeu irrésistible. L'équipe actuelle est tournée vers la conservation du ballon, ce qui s'explique largement par sa moyenne d'âge : la récupération du ballon demande davantage de vigueur et de tonicité que sa conservation.

L'équipe de France ne prend pas de risque, elle ne varie pas son jeu (passe courtes/passes longues ; raz-de-terre/en l'air ; contruction/tir au but...), alors que ses meilleurs joueurs brillent dans des clubs tournés vers le jeu à haut risque. La France ne contre-attaque pas, dribble peu, elle construit son jeu par redoublements de passes, très souvent renvoyées à l'expéditeur. Elle a du mal à marquer parce que dans ces conditions, l'équipe la plus médiocre dispose du temps nécessaire pour se reformer en une défense quasi hermétique. Les joueurs français conservent le ballon de peur de le perdre.

Le prochain entraîneur - quel que soit son nom - devra être aussi titré que les plus titrés de ces joueurs, sans quoi l'équipe de France continuera de traîner sa dépression nerveuse sportive actuelle.

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23 juin 2006 5 23 /06 /juin /2006 12:19

La gestion de L'équipe de France de football est un mystère. Championne du monde en 1998 avec une attaque transparente, elle  n'arrive plus à s'imposer avec un secteur offensif pléthorique et de qualité exceptionnelle.

Le problème vient de la dévotion accordée à l'organisation mise sur pied par Aimé Jacquet : un bloc équipe consacré à la conservation du ballon et à son cheminement progressif vers le but adverse.  Avec des attaquants comme Guivarch, Dugarry et Diomède, A. Jacquet ne pouvait pas faire autrement. Mais maintenant ?

L'équipe de France ne prend pas de risque, elle tricote un football de rentier au milieu du terrain alors qu'elle devrait sans cesse alimenter en ballons ses deux buteurs de génie, Henry et Trézeguet. Tout sélectionneur de cette équipe devrait laisser un peu la bride sur le cou à des joueurs capables, pour beaucoup d'entre eux, de faire basculer un match sur une action individuelle.

Domenech a modelé une équipe à son image - introvertie, secrète et tourmentée - alors qu'il ne lui manque que l'autorisation de se laisser à son explosivité et son inventivité. Il faut faire confiance à ces joueurs plutôt que de les brider dans des schémas de jeux éculés, connus de toutes les autres équipes depuis longtemps ; donner la liberté à des Henry, Wiltord, Ribéry, Malouda, de chevaucher librement sur le terrain. Avec le finisseur le plus efficace actuellement au monde dans une surface de réparation - David Trézeguet - nul doute que l'équipe de France en deviendrait autrement redoutable.

Tant pis pour le déchet ! En 1998, la France ne pouvait gagner que grâce à ses arrières et à ses milieux de terrain récupérateurs ; en 2002, 2004 et maintenant 2006, elle ne peut le faire qu'avec ses joueurs de débordement et ses avants.

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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 18:37

Un article rassurant dans Le Monde du 5 mai. Un portrait de Karl Zéro, l'animateur désormais viré de Canal + après avoir, de longues années durant, mélangé déconnade et propos censément engagés. Tous les dimanches, l'ami Karl dénonçait les riches, les puissants, les occultes, enfin tous ceux qui oppriment le vrai peuple souffrant.

Il en prend un coup sur la patate Karl Zéro, et tout le monde peut le comprendre. En plus, il va devoir licencier ses 34 salariés car sa maison de production ne vivait que de Canal +. Pas très prévoyant comme patron... mais rien n'est perdu pour autant car, nous disent les journalistes du Monde : "Dans cette aventure, Karl Zéro aura gagné un peu d'argent : 19 800 euros par mois avant impôts".

On est soulagés mais tout de même un peu chiffonnés : ravis que Karl Zéro tire son épingle du jeu mais surpris que le grand journal de centre gauche imprime dans ses colonnes que percevoir 19 800 euros par mois - c'est-à-dire 130 000 francs - ça n'est au bout du compte que gagner "un peu" d'argent. On aurait souhaité quelques interrogations quant au sort des 34 salariés, de la défaillance de K. Zéro qui n'a pas jugé bon de diversifier ses donneurs d'ordre...

Mais, comme on nous le dit un peu plus loin dans l'article, c'est "avant impôts"... ouf ! On respire.... La dénonciation moralisatrice de l'argent fou et du pouvoir de la haute finance pourra se poursuivre la tête haute dans notre journal préféré du soir (de toutes façons, y'en a pas d'autres...).

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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 13:44

Chômeurs, demandeurs d'emploi, inscrits à l'ANPE... on pourrait croire à écouter, regarder et lire la presse que ces trois notions sont identiques. Ne nous affirme-t-on pas de manière péremptoire et à l'unité près le nombre de chômeurs ou de demandeurs d'emploi en France ? Pourquoi alors, tel ou tel homme politique avance-t-il des chiffres majorés de 1 million voire de 2 millions ?

Les choses sont plus compliquées... comme toujours.  Les chômeurs sont les demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE (Agence nationale pour l'emploi) pour retrouver un emploi. Jusque là tout va bien. Mais ces personnes inscrites sont réparties dans huit catégories différentes suivant deux critères fondamentaux : le fait d'avoir exercé ou non une activité pendant leur recherche d'emploi, et le type de travail qu'elles recherchent.

En ce qui concerne l'activité, il y a deux cas de figure : avoir travaillé plus de 78 heures dans le mois, ou avoir travaillé moins de 78 heures, ou pas du tout.

S'agissant des types d'emplois recherchés, on en recense trois types : le contrat à durée indéterminée à temps plein ; le contrat à durée indéterminée à temps partiel ; le contrat à durée déterminée temporaire ou saisonnier.

Le ministère du travail (http://www.travail.gouv.fr/IMG/pdf/PI_0306-2.pdf) indique donc que : "Les demandes d'emploi de catégories 1 à 3 recensent les personnes n'ayant pas exercé une activité réduite de plus de 78 heures dans le mois et qui souhaitent un contrat à durée indéterminée à temps plein (catégorie 1), à durée indéterminée à temps partiel (catégorie 2) ou à durée déterminée temporaire ou saisonnier (catégorie 3). De façon analogue, les demandes d'emploi de catégories 6 à 8 recensent les personnes ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures dans le mois selon le type de contrat envisagé : à durée indéterminée à plein temps (catégorie 6), à durée indéterminée à temps partiel (catégorie 7) ou à durée déterminée temporaire ou saisonnier (catégorie 8)."

La catégorie 4 regroupe les personnes qui ne sont pas immédiatement disponibles ; dans la catégorie 5 se trouvent les personnes qui occupent déjà un emploi tout en en cherchant un autre.

Les statistiques communiquées par la presse ne concernent que les demandeurs d'emplois inscrits en catégorie 1, ceux qui recherchent un emploi à plein temps, à durée indéterminée, et qui n'ont pas travaillé plus de 78 heures durant le mois précédent. En mars 2006, ils étaient 2 468 600, presque 2,5 personnes donc.

Si l'on peut admettre que les personnes de la catégorie 4 (pas immédiatement disponibles) et de la catégorie 5 (occupent déjà un emploi) ne soit pas considérées comme des chômeurs, on peut se demander en revanche pourquoi les personnes recensées dans les catégories 2, 3, 6, 7 et 8 ne sont pas considérées comme des chômeurs.

La différence en termes de nombre total de chômeurs est loin d'être négligeable. On vient de voir qu'il y avait presque 2,5 millions de personnes en catégorie 1 ; les catégories 2, 3, 6, 7 et 8 recensent 1 420 600 personnes. Au total, toutes catégories confondues (sauf la 4 et la 5), on atteint 3 889 200 demandeurs d'emplois en mars 2006.

2,5 millions ou 3,9 millions... la différence mériterait une explication méthodologique, ou tout du moins, quelques précautions de présentation. Dire, comme c'est très souvent le cas, qu'il y a presque 2,5 millions de "personnes qui cherchent un emploi" en France est une contrevérité.

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